Enfin seuls, mon amour ! (1996)

Une comédie amoureuse

« C’est pas parce qu’on est moches
Qu’on peut pas s’amuser
C’est pas parce qu’on est moches
Qu’on ne sait pas chanter
C’est pas parce qu’on est moches
Qu’on n’aime pas danser
Quand on est en morceaux
Faut quand même s’éclater

On est des moches, moches, moches
On se sent proches, proches, proches
De vous, de nous, de lui, d’elle, d’eux
Des trois-quarts de l’humanité »

L’idylle électro-artistique continue, puisque la belle usine accueille de nouveau, cette année-là, une nouvelle création des Vilains Bonzhommes. Cette fois, - rions un brin de nos songes et mensonges ! – il s’agit d’une comédie amoureuse et délirante avec des poulets géants, des manipulations génétiques, des crêpages de plumes et de chignons et des chutes de balcons.

Roméo et Juliette : the true story !

Selon les Vilains Bonzhommes, l’histoire de Roméo et Juliette, telle que racontée par Shakespeare n’est qu’une vaste escroquerie… Selon eux, le grand Will aurait honteusement menti en faisant douloureusement mourir Roro et Juju à la fin du film. Et quoi d’étonnant pour un dramaturge qui n’a même pas existé ? En réalité, Roméo et Juliette ne sont pas morts ados et boutonneux. Ils ont survécu au poignard et au poison. Fuyant Vérone, ils vécurent heureux et eurent une seule fille, la jolie Violette. Une adolescente de toute beauté, le pur portrait de sa mère. Une romantique à tous crins qui leur en fera voir de toutes les couleurs avec ses amours mal calibrées. « Aha ! » aurait dit le grand Will en anglais (car il maîtrisait parfaitement cet idiome) subodorant une fatalité dans ce schéma dramatique…
Eh oui, Will. Bien subodoré. C’est la fatalité qui veut que tout recommence vingt ans après.