Pique, nique, douille… (2004)

« - Brrrrrrrr ! Il fait drôlement froid dans cette cave. C’est bien de toi d’avoir une idée pareille, à cette époque-ci de l’année ! Un mari un peu attentionné aurait enterré sa femme en été. – Ce n’est pas si simple. On ne peut pas arranger ces choses-là exactement comme on le voudrait. Ce n’est qu’à la fin de l’automne que je suis tombé amoureux de cette fille. – Quel idiot ! Elle travaille avec toi depuis des années, tout autre que toi se serait arrangé pour tomber amoureux d’elle depuis longtemps. A la bonne saison. Aucun égard pour ta femme frileuse. Tu ne penses jamais à moi… »

Vilains Bonzhommes en folie

Pour fêter leurs quinze ans de théâtre et leur dixième création dans la Belle Usine, les Vilains Bonzhommes, plus en forme que jamais, y présentent un spectacle d’humour déjanté « Pique. Nique, Douille… » qui fait appel à des auteurs, compositeurs, metteurs en scène et à de jeunes créateurs de décors et costumes de la région, mettant ainsi en évidence le formidable potentiel artistique de ce petit coin du monde.

Prenez un parc public. Avec des enfants qui jouent, des mémères qui bavardent, des chienchiens qui moumouillent et des nuages qui défilent dans le ciel paisible. Soudain, dans cette quiétude bucolique, sont lâchés sans prévenir, une ou deux poignées de Vilains Bonzhommes en folie… Aussitôt les gamins deviennent des GI’s en milieu hostile, les chiens fictifs se mettent à promener leur maître en laisse, les mamies se mêlent d’art conceptuel, un Matador sur le retour inventera une suite à Carmen et les moutons volants se mettront à slalomer dans le ciel entre les escadrilles de Boeings détournés sur Bümplitz.
Et les Vilains Bonzhommes créent un jardin extraordinaire où l’on apprend à voler sans ailes, à digérer un Van Gogh sans peine, à aimer ces sales bêtes d’animaux, à échanger une blonde si sa couleur est passée, et même à persuader une encombrante épouse de faire un petit tour définitif à la cave.

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